À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, la DGCCRF alerte sur la toxicité de certaines fournitures scolaires du fait de la présence de composés, de matériaux ou de substances pouvant être nocifs pour la santé. Il peut s’agir de plastique, de caoutchouc ou de colle. La Répression des fraudes invite les parents à la prudence et leur conseille d’utiliser une application pour vérifier la composition des produits.
La rentrée scolaire 2026-2027 en France métropolitaine aura lieu le mardi 1er septembre 2026, et en Corse le jeudi 3 septembre (elle a déjà débuté en Outre-mer depuis le lundi 24 août). Pour cette nouvelle année, les parents ont prévu de dépenser en moyenne 488 euros par foyer, selon le baromètre annuel de Cofidis / CSA Research publié en juillet. Soit une hausse de 79 euros par rapport à 2025. Ce montant servira notamment à payer les tenues et les fournitures scolaires. Parmi celles-ci figurent les cahiers, stylos, marqueurs, feutres, colles et gommes.
« Les fournitures scolaires sont composées de nombreux matériaux potentiellement toxiques »
Si ces produits paraissent anodins, ils peuvent représenter un danger pour la santé. Dans une note publiée à quelques jours de la rentrée scolaire, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) rappelle cette réalité. Elle révèle que « les fournitures scolaires sont composées de nombreux matériaux potentiellement toxiques », pouvant présenter des risques pour les enfants et/ou pour l’environnement. Sur les 31 fournitures scolaires analysées par l’organisme public entre 2023 et 2024, près de la moitié se sont révélées non conformes, dont neuf sont jugées dangereuses pour la santé des enfants.
Des produits en contact avec la peau ou les yeux, ingéré par inhalation ou voie orale
La DGCCRF note également que le matériel qui semblait susceptible de poser problème pour la santé des enfants était généralement en contact avec la peau ou les yeux, ou était ingéré par inhalation ou voie orale (par exemple, via le « mâchouillage » de stylos). Dans le détail, 14 produits n’étaient pas conformes, dont 9 considérés comme dangereux. La Répression des fraudes indique en outre que les fournitures scolaires analysées contenaient des substances chimiques en quantités supérieures à la limite réglementaire. Fort de ces résultats, elle avait fait retirer du marché des dizaines de milliers de surligneurs, de stylos correcteurs et de stylos simples.
« Choisir des fournitures scolaires simples et robustes » et se fier aux labels
Pour protéger les enfants, la DGCCRF conseille aux parents de « choisir des fournitures scolaires simples et robustes », comme les « cahiers agrafés ou à spirales, donc sans colle, les colles en bâton à base d’eau, les crayons avec une mine en bois non vernis, les surligneurs secs non fluorescents, les feutres et stylos à base d’eau et les gommes en caoutchouc naturel ». Elle recommande aussi de comparer les prix et de lire les étiquettes des produits comportant des mélanges.
En outre, le service public rattaché au ministère de l’Economie préconise de se fier aux labels car les matériaux certifiés par un ou plusieurs labels sont généralement gages de qualité. Pour les articles en papier et en bois, l’Écolabel européen, la marque NF Environnement ou encore les labels forestiers FSC et PEFC sont les plus répandus et considérés comme fiables par les autorités.
Scan4Chem, une application pour mieux guider les parents dans le choix des fournitures scolaires
Pour gagner du temps, la DGCCRF invite les parents et les consommateurs en général à télécharger l’application gratuite pour smartphone Scan4Chem promue par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris). Cette application permet d’obtenir des informations sur l’éventuelle présence de substances extrêmement préoccupantes dans les articles, en scannant leurs code-barres, ainsi que d’orienter les choix des acheteurs. Aussi, elle offre la possibilité de contacter les marques, en cas d’absence d’information. Enfin, il est conseillé, après achats, de déballer les fournitures et de les aérer quelques jours afin de permettre aux composés organiques volatils (COV) de se dissiper.
