Une bonne nouvelle pour le climat et l’environnement. La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a annoncé samedi que l’enveloppe allouée à son ministère allait croître dans le prochain budget. Elle précise que le Fonds vert sera doté d’un milliard d’euros pour prioriser l’adaptation au changement climatique. Ces promesses interviennent deux semaines après la publication d’un rapport accablant du Haut Conseil pour le climat, dénonçant l’irresponsabilité du gouvernement face au changement climatique.
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a annoncé samedi 18 juillet, sur le site de La Tribune Dimanche, qu’en 2027 « l’écologie sera le budget le plus renforcé après celui des Armées », alors que la France est touchée par des vagues de canicule et des incendies historiques. Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait indiqué jeudi 16 juillet, lors de la publication des plafonds de dépenses par Bercy, que son ministère obtenait une rallonge de 1,5 milliard d’euros (contre 6,4 milliards pour celui de la Défense).
Monique Barbut voit dans la hausse du budget de l’écologie « un signal fort » envoyé par le gouvernement
« Je me réjouis d’avoir obtenu plusieurs arbitrages importants. C’est un signal fort. Il montre que, même dans un contexte budgétaire exigeant, protéger les Français face au changement climatique reste une priorité », a déclaré Monique Barbut. L’ancienne présidente de l’ONG WWF France (2021-2023) a précisé que cette hausse du budget concerne en particulier le Fonds vert, dont le financement devrait remonter à un milliard d’euros.
Lancé en 2023, cet instrument destiné aux collectivités locales avait vu son montant diminuer de 163 millions d’euros en mai dernier pour atteindre 837 millions. S’il y aura une hausse d’un milliard en 2027, cela reste toutefois largement inférieure (de -60%) aux 2,5 millions débloqués en 2024.
Monique Barbut appelle au changement des comportements sur l’eau
Monique Barbut indique en outre que « la priorité sera donnée à l’adaptation au changement climatique, notamment celle des bâtiments publics ». On ignore ce qu’il en sera des logements. La ministre n’en a pas parlé. Au-delà de la question financière, elle affirme qu’il faudra des changements de comportements ou d’habitudes, en particulier sur l’eau.
« 99 départements, soit l’entièreté du territoire métropolitain, sont classés en vigilance sécheresse, 55 sont placés en ‘crise’, 21 en ‘alerte renforcée’, et 215 arrêtés préfectoraux sont en cours », a énuméré Monique Barbut. Puis d’ajouter que ce constat doit nous rappeler « à quel point le réchauffement climatique bouleverse le cycle de l’eau qui est notre bien le plus précieux. ».
Le HCC pointe l’irresponsabilité du gouvernement face au changement climatique
L’annonce de Monique Barbut intervient deux semaines après la publication d’un rapport sévère contre le gouvernement concernant sa politique d’adaptation au changement climatique. Dans son document publié le 9 juillet, le Haut Conseil pour le climat (HCC) l’accuse d’être irresponsable et de mettre en danger la population.
L’organisme affirme que l’exécutif français a échoué sur deux plans clés : l’atténuation (la réduction des émissions de gaz à effet de serre) et l’adaptation aux conséquences déjà catastrophiques de ce réchauffement. Pour tenir les objectifs de baisse d’émissions pour 2030, il préconise de doubler les investissements, pour notamment mieux financer le Fonds vert, ainsi que le dispositif MaPrimeRenov’, destiné à la rénovation énergétique des bâtiments.
