L’île Maurice adopte une nouvelle loi contre le gaspillage d’électricité

Depuis le 1er mai 2026, l’Île Maurice a adopté une nouvelle loi pour lutter contre le gaspillage d’électricité. Ce cadre réglementaire vise à mettre fin aux usages jugés non essentiels de l’énergie électrique dans les entreprises et les services publics. Les contrevenants seront avertis dans un premier temps, avant une amende de jusqu’à 10 000 roupies mauriciennes et une peine d’emprisonnement maximale de deux ans en cas de récidive.

L’Île Maurice a adopté, le 1er mai 2026, une nouvelle loi ciblant la consommation d’électricité jugée non essentielle, dans le cadre d’une initiative nationale de lutte contre le gaspillage énergétique. Prévue pour une durée de six mois, cette nouvelle réglementation s’inscrit dans le cadre des régulations d’efficacité énergétiques (Energy Efficiency Regulations). Elle ne s’applique qu’aux entreprises et aux services publics.

L’île Maurice produit son électricité avec du fioul

Le gaspillage de l’électricité désigne l’utilisation de l’énergie quand on n’en a pas vraiment besoin. C’est le cas lorsqu’on laisse la lumière allumée dans une pièce vide, lorsqu’on n’éteint pas la télévision alors qu’on ne la regarde pas ou encore lorsqu’on laisse la climatisation fonctionner toute la journée alors qu’il n’y a personne dans la pièce. Toutes ces actions paraissent anodines, mais elles consomment beaucoup d’énergie. Or à Maurice, cette énergie est produite pour une grande partie avec du fioul. Par conséquent, plus les habitants consomment d’électricité inutilement, plus le pays consomme et achètent de l’huile lourde.

Plusieurs catégories d’équipement visées

La nouvelle réglementation cible plusieurs catégories d’usage de l’électricité du réseau. On retrouve dans la liste, les éclairages décoratifs et ornementaux, les illuminations des façades de bâtiments à des fins esthétiques, les panneaux publicitaires lumineux ou encore la climatisation dans des espaces commerciaux inoccupés. Le gouvernement souhaite aussi interdire l’utilisation des fontaines décoratives et l’éclairage des installations sportives extérieures lorsqu’elles ne sont pas en activité. Comme on s’y attendait, les nouvelles mesures exemptent les services essentiels comme les hôpitaux et établissements médicaux, la police, les pompiers et les services de réponse aux catastrophes.

Des amendes et une peine d’emprisonnement pour les récidivistes

Les contrevenants à ces nouvelles normes s’exposent à des sanctions. Notamment à une amende pouvant aller de 105 à 210 euros environ (environ 5 788 à 11 576 roupies mauriciennes) ainsi qu’à une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à deux ans. Ces sanctions seront décidées par un magistrat, en fonction de la gravité de l’infraction. Le gouvernement assure toutefois que la répression ne sera pas systématique. Dans un premier temps, les autorités misent sur la verbalisation en cas de gaspillage constatés. Plusieurs organismes importants comme la State Trading Corporation, le Central Electricity Board (CEB), la police et le ministère du Commerce assureront la coordination opérationnelle.

L’île Maurice veut accélérer sa transition énergétique

Le nouveau cadre réglementaire contre le gaspillage d’électricité intervient dans un contexte de forte tension énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient. Il s’inscrit dans une série de mesures ambitieuses visant à accélérer la transition énergétique de l’île et contenues dans le budget 2025–2026. L’Etat compte débloquer 30 milliards de roupies mauriciennes (environ 550 millions d’euros) d’investissements dans des projets solaires et de biomasse pour porter la contribution des énergies renouvelables dans le mix électrique à plus de 35 % à l’horizon 2028.

Auteur de l’article : EcoloBizz

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