Risques de cancer : célibataires, dépêchez-vous de vous marier

Le statut marital influerait sur le risque de cancer. Selon une étude menée par des chercheurs du Sylvester Comprehensive Cancer Center, de l’Université de Miami, les célibataires ont un risque de contracter cette maladie jusqu’à 85% plus élevé que les mariés. Cette grande différence s’expliquerait par le fait que le mariage réduit les facteurs de risques, comme l’alcool et les cigarettes, par la surveillance du conjoint et son soutien émotionnel, notamment.

Plusieurs travaux scientifiques ont déjà montré les bienfaits du mariage. Cette union conjugale contractuelle et/ou rituelle réduirait les taux de dépression, pousserait à adopter une meilleure alimentation et un mode de vie plus actif, et permettrait d’avoir une meilleure estime de soi ainsi que de plus grandes ambitions. Une étude menée par des chercheurs du Sylvester Comprehensive Cancer Center, de l’Université de Miami, y ajoute un autre bénéfice : la baisse du risque de cancer.

Il ne fait décidément pas bon d’être célibataire

Publiée dans la revue Cancer Research Communications, cette nouvelle étude montre que les personnes mariées ou qui l’ont été (divorcé·e·s et veufs ou veuves) présentaient une incidence de cancer nettement plus faible. Les auteurs suggèrent donc que le statut marital pourrait être un facteur social d’exposition, capable de rendre compte d’aspects du cancer qui ne s’expliquent pas entièrement par l’âge, le statut socio-économique ou la race. « Des facteurs sociaux, tels que le statut matrimonial, peuvent servir de marqueurs importants du risque de cancer au niveau de la population », souligne le Dr Paulo Pinheiro, co-auteur de l’étude.

Une étude basée sur plus de 4 millions de cas de cancer diagnostiqués

Pour émettre leur hypothèse, les chercheurs du Sylvester Comprehensive Cancer Center ont analysé des données portant sur plus de 100 millions de personnes à travers les États-Unis et sur plus de 4 millions de cas de cancer diagnostiqués entre 2015 et 2022.

Les participants ont été classés en deux catégories : un groupe pour les personnes mariées ou qui l’avaient déjà été (ce qui comprend donc les divorcé·e·s et veufs ou veuves), et un autre pour ceux qui n’ont jamais été mariés, autrement dit les célibataires. L’étude incluait tous les cancers malins diagnostiqués chez des adultes à partir de 30 ans, soit environ l’âge moyen du premier mariage aux États-Unis.

Une différence plus marquée chez les individus de 55 ans et plus

Les résultats montrent que les femmes célibataires présentent un risque de cancer jusqu’à 85% plus élevé que les femmes mariées, tandis que les hommes célibataires ont environ 70% de risque supplémentaire de développer la maladie que les hommes mariés. Aussi, les chercheurs ont constaté que cette différence était plus marquée chez les individus de 55 ans et plus. Ce qui signifie que plus longtemps le mariage dure, plus le risque de contracter le cancer est faible.

Par ailleurs, ce risque accru concerne la quasi-totalité des principaux types de cancer : cancers de l’œsophage, du foie, de l’anus, du col de l’utérus et du poumon. Mais il est particulièrement marqué pour les cancers évitables, c’est-à-dire ceux liés aux infections (comme le papillomavirus ou HPV), au tabagisme et aux facteurs de reproduction.

Le mariage ne permet pas en lui-même d’éviter le cancer, mais il en réduit les risques

Les auteurs insistent toutefois sur le fait que ces résultats ne signifient pas que le mariage en lui-même protège du cancer, ni qu’il faille se marier pour l’éviter. « Cela signifie que, si vous n’êtes pas marié, vous devez être particulièrement attentif aux facteurs de risque de cancer, effectuer tous les dépistages nécessaires et rester à jour dans votre suivi médical », explique Frank Penedo, de l’Université de Miami.

Les chercheurs notent que de nombreux autres facteurs sont à prendre en compte, comme le mode de vie (ni alcool ni tabac), une activité physique régulière et une bonne alimentation. Ils affirment cependant que le mariage réduit les facteurs de risques par la surveillance du partenaire. Aussi, la vie conjugale offre, en cas de maladie, de meilleures chances de survie, grâce au soutien émotionnel, financier et pratique apporté par le conjoint.

Auteur de l’article : EcoloBizz

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