Kunming pour sauver la biodiversité

La Chine ouvre lundi 11 octobre les travaux de la Conférence de l’ONU sur la biodiversité encore appelée COP15. Un sommet crucial à l’heure où la vie sur terre s’éteint à petit feu à cause de l’homme.

Avant la COP26 prévue à Glasgow fin du mois, il y a la COP15 qui s’ouvre ce lundi 11 octobre pour cinq jours dans un premier temps, sur les terres chinoises de Kunming. Bien que moins connu que son homologue traditionnellement consacré à la question climatique, ce sommet ne porte pas moins des sujets cruciaux. Puisqu’ayant trait à la biodiversité dont l’importance au maintien de la vie sur terre est largement documentée.

Mais à voir comment les choses se dégradent, plus aucune vie ne subsistera sur cette planète dans un avenir proche. Les signaux sont plus que préoccupants, à en croire l’alerte des scientifiques. Les pertes de vie, qu’elle soit animale ou végétale, s’accélèrent à un rythme jamais connu depuis 10 millions d’années. Plus d’un tiers des espèces de requins sont actuellement menacés d’extinction, selon le dernier rapport de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Les récifs coralliens disparaissent, les ressources halieutiques s’amenuisent.

Responsabilité humaine

En tout, au moins un million d’espèces vivantes se retrouvent actuellement au bord du gouffre. La raison ? L’homme évidemment, qui se comporte sur terre comme s’il y était la seule espèce vivante, oubliant que le maintien d’un certain équilibre est primordial à l’écosystème. D’autant que la vie de près de la moitié de la population humaine dans le monde dépend directement de la nature, des poissons aux forêts.

Mais la situation actuelle de déséquilibre entre les plantes et les animaux, favorisée par l’activité industrielle, amène à s’interroger sur la prise de conscience effective de l’humain quant à un tel enjeu.

Faire mieux qu’Aichi 2010

Quoi qu’il en soit, cette COP15 entend impliquer les uns et les autres. L’objectif premier reste de faire mieux que le sommet d’Aichi au Japon en 2010 marqué par une vingtaine de recommandations pour la préservation de la biodiversité essentiellement sans lendemain. Le principe des zones à préserver devrait également revenir au cœur des débats, car seulement 17% des terres émergées sur terre et 7% de l’océan sont actuellement protégés. Protéger la nature suppose aussi des investissements auxquels il faudra consentir. Bref, le chantier est vaste et l’horizon de 2030 fixé il y a dix ans pour retrouver l’équilibre entre les différentes espèces vivantes se rapproche.

Auteur de l’article : Lizz Thiam

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