Un repas noté par Planète-score.

Planet-score dans les rayons et en ligne dès cet été

 

Planet-score, le label développé par l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab), arrive dès cet été dans les rayons des supermarchés et sur les sites e-commerce en France. Cet indice censé donner l’impact environnemental des produits alimentaires est déjà en expérimentation chez une centaine d’entreprises.

Dans les prochains jours, une nouvelle étiquette apparaitra sur les produits vendus en supermarchés et sur Internet, le Planet-score. Conçu par l’Institut technique de l’agriculture biologique (Itab) et soutenu par une vingtaine d’ONG, ce dispositif national d’affichage ressemble au Nutri-score. Mais, si ce dernier informe le consommateur sur les qualités nutritionnelles des produits, lui rend compte de l’impact environnemental des produits alimentaires.

Tout le cycle de vie du produit passé au crible

Le Planet-score englobe tout le cycle de vie des aliments, de la production aux emballages, en passant par les transports et l’énergie. Il s’appuie au total sur 16 indicateurs regroupés en quatre blocs. À savoir : santé et toxicité; biodiversité et écosystèmes; climat; et ressources. Les consommateurs pourront notamment connaître l’impact sur le climat d’un produit, son exposition aux pesticides, le mode d’élevage (s’il s’agit de viande), le niveau de respect de la biodiversité, etc. Ces points clés promeuvent des pratiques vertueuses comme le stockage de carbone et l’agroécologie.

Vers plus de transparence et de pouvoir de décision

A l’instar du Nutri-score, le Planet-score affiche un score environnemental global sur une échelle à cinq couleurs (vert à rouge) et lettres (A, B, C, D, E), A étant le meilleur score et E le pire. Ce scoring est complété par une notation sur trois sous critères que sont « pesticides », « biodiversité » et « climat ». Pour les produits issus de l’élevage, en particulière, le label comprend un pictogramme représentant l’animal. Ce dessin peut porter une croix rouge ou une coche verte, qui signifie respectivement que la production de l’aliment ne prend pas ou prend en compte le bien-être animal.

Selon l’Itab, cet outil a pour vocation d’aider les consommateurs à voir en transparence ce qu’ils achètent et de pouvoir modifier leurs actes d’achat en conséquence. Mieux, ils peuvent demander des comptes aux industriels de l’agroalimentaire. Du côté des entreprises, le label permettrait d’analyser l’impact environnemental de leurs produits, d’améliorer leurs pratiques et de valoriser leur image de marque auprès des consommateurs.

En expérimentation dans 140 entreprises

La coopération Fermiers de Loué a apposé la première l’étiquette sur l’emballage de ses œufs et de certaines de ses volailles. Le groupe Olga (ex-Tribaliat-Noyal) a suivi avec les produits de sa marque Sojade. Plus de 140 entreprises ont également expérimenté l’étiquette, mais en ligne. Citons Monoprix, Franprix, Nutrition & Santé, Auchan, Biocoop, Lidl, Carrefour et Intermarché. Notons que Planet-score n’est pas le seul étiquetage proposé à ce jour en France. Il y en a plusieurs (dont l’Eco-score de Yuka), mais le label de l’Itab est celui qui suscite le plus d’intérêt. Il a le soutien d’associations comme UFC-Que Choisir, CIWF France et Synabio.

Une dizaine de pays se l’approprient

Le gouvernement et l’ADEME optent également pour cette étiquette, même s’ils souhaitent définir d’ici la fin de l’année un modèle unique pour tous les produits. Selon l’Itab, « le Planet-score n’est pas une étiquette de plus ». Mais « un outil de transparence sans greenwashing, qui fournit aux consommateurs une information claire, fiable et complète sur l’impact environnemental des produits alimentaires ». En Europe, le label a déjà séduit une dizaine de pays, dont l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas. On annonce le Canada et le Brésil sur la liste des intéressés.

Auteur de l’article : Tim M

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