Manger sain : Climat, santé et économie réunis en un

 

Selon une nouvelle étude menée par un étudiant néozélandais en médecine, manger sain aurait à la fois des avantages pour l’environnement, la santé et l’économie mondiale. Mais, pour que cela soit, il faut mettre en place une politique publique mondiale afin de soutenir la création d’un système alimentaire que tous les citoyens de la planète respecteraient.

« Nous voulions déterminer quels modèles alimentaires pourraient offrir les plus grands co-avantages »

Des recherches ont déjà mis en évidence les avantages d’une alimentation saine sur la santé. Manger sain s’avère également bénéfique pour l’environnement et l’économie mondiale. C’est ce que souligne un étudiant néozélandais en médecine, Jono Drew de l’université d’Otago. Son étude, publiée dans la revue Environnemental Health Perspective, indique qu’un système de production alimentaire écologique réduirait le coût économique de nos systèmes de santé, tout en permettant une meilleure santé. « Nous voulions comprendre si cela se vérifie ici en Nouvelle-Zélande, et déterminer quels modèles alimentaires pourraient offrir les plus grands co-avantages dans ce contexte », a expliqué le futur médecin.

Avec l’aide de son équipe, Jono Drew a développé une base de données spécifique pour évaluer le cycle de vie de nos aliments et leur impact sur l’environnement. Concrètement, il a créé un modèle mathématique pour calculer l’impact de l’alimentation moyenne actuelle de monsieur et madame tout le monde sur la santé de la population néozélandaise d’une part ; de l’alimentation idéale, si tout le monde suivait les recommandations diététiques en vigueur, d’autre part.

Des économies d’émissions de CO2 de 4 à 42 % par an 

Son objectif était de pouvoir estimer le coût climatique, sanitaire et économique d’une alimentation saine. Les résultats montrent que les aliments végétaux entiers tels que les légumes, les fruits, les légumineuses et les grains entiers polluent beaucoup moins le climat (1,2-1,8 kgCO2e/kg) que les aliments d’origine animale, en particulier les viandes rouges et transformées (12-21 kgCO2e/kg). L’équipe de chercheurs estiment donc qu’il faut suivre les dernières recommandations alimentaires en vigueur, celles du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

L’étude suggère aussi qu’un changement de régime alimentaire au niveau de la population néozélandaise pourrait, en fonction de l’ampleur des changements apportés, offrir des économies d’émissions de CO2 de 4 à 42 % par an. Et offrirait des gains de santé compris entre 1 et 1,5 million de vies, ainsi que des économies de 14 à 20 milliards de dollars pour le système de santé.

Il faudrait coordonner les politiques nationales en matière d’alimentation

Évidemment, l’impact d’un régime écologique va dépendre de chaque pays ou région. C’est-à-dire des terres disponibles ou de l’importance de la production d’aliments d’origine animale. L’idéal pour Jono Drew serait de privilégier les végétaux produits localement et qui ne rentrent pas en compétition avec l’alimentation humaine. Le principal obstacle à la mise en œuvre d’une telle alimentation demeure toutefois les politiques nationales. Il faut absolument les coordonner.

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