Energies renouvelables : la production devrait croitre de 50 % dans le monde d’ici 2024

 

Les énergies renouvelables devraient voir leurs capacités augmenter de 50 % dans le monde d’ici 2024, selon un rapport publié lundi par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Cette croissance sera notamment tirée par les petites unités solaires.

Les renouvelables passeront de 26 % à 30 % de la production mondiale

Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié lundi, les énergies renouvelables connaitront une croissance de 50% dans le monde d’ici 2024. Pour les 5 ans à venir, l’agence prévoit 1.200 gigawatts de capacités nouvelles, soit l’équivalent de la capacité électrique actuelle des États-Unis toutes sources confondues. Les renouvelables passeraient ainsi de 26 % à 30 % de la production d’électricité mondiale, derrière le charbon à environ 34 %. Cette hausse de la production sera tirée par les petites unités solaires chez les particuliers ou les entreprises privées. Chez les particuliers, le nombre de toitures équipées devrait doubler à environ 100 millions d’ici cinq ans, soit 6 % du potentiel de surface de toits disponible.

Parmi les énergies renouvelables, le solaire photovoltaïque devrait afficher la croissance la plus importante avec 60 % de progression du total. Ce bond du solaire est le fruit des politiques gouvernementales et de la baisse des coûts de production des installations. L’AIE s’attend à ce qu’ils déclinent encore de 15 % à 35 % d’ici 2024.

L’éolien est l’autre secteur prometteur des énergies renouvelables, même s’il ne produit que 0,3 % de l’électricité mondiale aujourd’hui. « Ce n’est rien du tout, mais le potentiel est énorme en Europe, aux États-Unis et en Chine. Nous attendons de substantielles chutes de coûts », a assuré Fatih Birol, directeur de l’AIE, lors d’une conférence à Paris mercredi. L’hydraulique et l’éolien terrestre emprunteront également une courbe ascendante.

« Il faudrait plus d’efforts, pour le climat, la qualité de l’air ou l’accès à l’énergie »

Pour le chauffage, la chaleur d’origine renouvelable va croître d’un cinquième entre 2019 et 2024, avec le recours à l’électricité verte. Mais l’AIE déplore que la part du chauffage propre ne dépasse pas les 12 % de la demande globale de chaleur. Les émissions de CO2 des énergies fossiles étant de loin la première source de réchauffement. Et elles ne montrent pas de signe de décrue. Du côté de la mobilité, l’électricité verte ne représentera en 2024 que 10 % des énergies renouvelables utilisées dans les transports, malgré les véhicules électriques. Le reste est produit par les agrocarburants et les énergies fossiles. Il faut donc doubler d’efforts. « Nous sommes à un moment charnière. Le solaire et l’éolien sont au cœur des transformations du système énergétique. Mais il faudrait plus d’efforts, pour le climat, la qualité de l’air ou l’accès à l’énergie », a exhorté Fatih Birol.

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