Infrastructures : Une piste cyclable solaire en expérimentation à Bobigny

 

Depuis septembre,  une piste cyclable solaire est testée à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Construite par la société Wattway (filiale de Colas, groupe Bouygues), elle produit de l’électricité renouvelable qui éclaire les alentours, la nuit.

Construite sur une surface totale de 56 mètres carrés

A Bobigny (Seine-Saint-Denis), au bord du canal de l’Ourcq, une piste cyclable équipée de des dalles photovoltaïques est testée par la société Wattway, qui a déjà réalisé une expérimentation similaire  dans l’Orne depuis la 2016. L’entreprise de construction d’infrastructures de transports mène 45 expérimentations de routes solaires dans le monde, avec plus ou moins de réussite…

Longue de 27 mètres et couvrant une surface totale de 56 mètres carrés, la piste cyclable solaire du canal de l’Ourcq à Bobigny est recouverte de dalles photovoltaïques. Elle permet d’éclairer le pont SNCF pendant la journée et de recharger une batterie qui prend le relais la nuit. Le surplus d’électricité est revendu à Enedis et réinjecté dans le réseau Enedis. Selon Etienne Gaudin, directeur de Wattway, l’énergie produite par cette piste solaire depuis le mois de janvier est équivalente à la consommation électrique annuelle (hors chauffage) de 440 foyers. Le revêtement solaire coûte pour le moment trois à six fois plus cher que des panneaux photovoltaïques classiques.

Une piste qui ne convainc pas tout le monde

L’expérimentation, qui va coûter 118 000 €, est entièrement financée par le département. Les voix s’élèvent déjà pour souligner que cette innovation ne sera pas vraiment bénéfique pour le département, en comparaison de son financement. « L’enjeu n’est pas là, glisse Stéphane Troussel, président socialiste du conseil départemental. Dans un territoire très urbanisé comme le nôtre, il y a des solutions plus simples pour éclairer un pont. Mais c’était le terrain idéal pour une telle démonstration et l’occasion de montrer notre attachement au développement des énergies renouvelables. ». Pour lui, le but de cette expérimentation « c’est de faire la démonstration de ce qu’il est possible de faire au quotidien, en matière d’énergie renouvelable ». Pourtant, Marc Jedliczka n’est toujours pas convaincu. Le vice-président du Réseau pour la transition énergétique (Cler) estime que  ces dalles photovoltaïques ne sont que « des gadgets » pour lesquels « on jette de l’argent public par les fenêtres ». « Un panneau photovoltaïque produit quand il est au soleil, lance-t-il. Si des voitures et des vélos passent dessus et génèrent de l’ombre, ça marche nettement moins ».

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