L’Afrique face au défi alimentaire

La Journée mondiale de l’alimentation, qui se tenait hier, mardi 16 octobre 2018, a été l’occasion de revenir sur la situation catastrophique de plusieurs pays africains, dont les populations sont touchées par la famine et/ou la malnutrition. Une situation intolérable que l’ONU et les gouvernants de tous les pays développés doivent débarrasser le continent africain.

Pour ce trente-huitièmement anniversaire de la Journée mondiale de l’alimentation, les organisateurs ont décidé de se concentrer sur le thème « Agir pour l’Avenir ». Un thème qui fait écho à la situation africaine.

Cette journée consacrée aux problèmes alimentaires mondiaux vise à permettre à tous les êtres humains de disposer d’une alimentation suffisante et équilibrée. Il s’agit d’une initiative lancée par l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

On connait l’origine de la plupart des problèmes alimentaires africains, qui découlent essentiellement d’autres problème, faisant subir aux populations une “double peine”. Guerres, violences, instabilité politique, gouvernance corrompue, climat aride, sols stériles, insectes ravageurs, manque d’eau… telles sont les causes des nombreux problèmes d’alimentation en Afrique.

Au Burkina Faso, par exemple, alors que des fonds d’un montant de 81 milliards de francs CFA, l’équivalent de 144 millions de dollars, ont été alloués à ce problème, 2 millions de personnes sont actuellement menacées par la famine, comme l’a avoué le ministre de l’agriculture de ce pays, en mai 2018.

Au total, si l’on suit le rapport 2017 sur l’insécurité alimentaire en Afrique, effectué par les analystes de la FAO et rendu public en février 2018, ce sont 224 millions d’Africains qui sont touchés par ce terrible phénomène. Un chiffre bouleversant, qui représente 22,7% de la population du continent africain et 25% des humains faisant face à la famine sur la terre (821 millions).

« Le continent rencontre des difficultés en matière de sécurité alimentaire », a ainsi dénoncé le secrétaire de la Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique, Kwami Dzifanu-Nyarko-Badohu.

 

 

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