Bien-être : mesures pour aider les étudiants en santé

Ce n’est pas inconnu, les étudiants en santé, surchargés de travail, sont régulièrement sujets à beaucoup de stress et d’angoisses. Les ministres de la Santé, Agnès Buzyn, et de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, ont présenté plusieurs mesures contre la souffrance des étudiants en santé. 

Une étude alarmante

La question de la santé mentale des futurs soignants fait souvent débat. Une étude réalisée en 2017 par la Fédération Nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI), a permis de donner la parole à 14 000 étudiants en santé.

Les réponses montrent une déclaration de troubles anxieux, de troubles dépressifs, et d’idées suicidaires élevée, et supérieure à celle observée dans cette tranche d’âge de la population générale”, explique le ministère des solidarités de la santé.

Toujours d’après la FNESI, un tiers des étudiants infirmiers souffrent de crises d’angoisse, 19 % de dépression, et 7 % ont des idées suicidaires. De même, 28 % des jeunes médecins sont dépressifs, 6 % ont pensé au suicide. Des chiffres alarmants sur lesquels les ministres de la Santé, Agnès Buzyn, et de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, souhaiteraient influer.

Vers une amélioration de la santé mentale ?

Il y a urgence à agir. Les futurs professionnels de santé sont une richesse pour notre pays et nous devons leur offrir les conditions d’étude qu’ils méritent”, a déclaré Agnès Buzyn.

Afin de respecter leurs engagements pris conjointement, les deux ministres ont annoncé que les conditions de travail seront au programme, avec des objectifs comme le respect strict du repos de sécurité, et la limitation à 48 heures du temps de travail hebdomadaire. Sera également étudié la question du cursus, afin de sortir d’une logique de compétition, très présente notamment pendant la période d’examens.

Les formations en santé devront inclure “un module transversal concernant les risques psycho-sociaux et la gestion du stress” et chaque faculté de santé sera dotée d’une structure d’accompagnement pour faciliter le “dépistage des signes de souffrance mentale” et “l’obtention d’un avis psychiatrique”. 

 

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