Location de smartphone : un marché encore mineur en France

Alors qu’elle est largement répandue aux Etats-Unis, la location de smartphone a encore du mal à décoller en France. Pourtant, c’est une option particulièrement intéressante pour des produits qui coûtent cher, comme les appareils Apple et Samsung. Pour Damien Morin, le patron de Mobile Club, un acteur majeur de ce segment en Hexagone, cette situation vient d’un blocage culturel français autour de la propriété. Mais son groupe promet de changer la donne.

Comme la voiture et le vélo, il est aujourd’hui possible de louer un smartphone au lieu de l’acheter. C’est une alternative très écologique et moins chère. Le client peut avoir accès à un produit haut de gamme à un prix bas. De plus, il n’a plus à gérer lui-même la décote de l’appareil, sa réparation et sa revente. C’est une offre tout-en-un. Par ailleurs, ce service répond au besoin de nombreux technophiles de changer de modèle chaque année, à chaque sortie.

La location de smartphone ne représente qu’entre 1 et 2% des ventes de téléphone en France

En dépit de ces avantages, la location de smartphone peine à décoller en France. Ce segment ne représente qu’entre 1 et 2% du marché des ventes de téléphone, contre 40% au Royaume-Uni et même 80% aux Etats-Unis, où il y a plusieurs programmes de leasing. Comment expliquer cela ? Damien Morin, le patron de Mobile Club, a sa petite idée de la situation.

Dans un entretien accordé à Frandoid, un média dédié aux nouvelles technologies, il évoque une barrière culturelle. « Ça vient un peu d’un blocage culturel français autour de la propriété. La France, c’est le pays européen dans lequel les particuliers sont le plus propriétaires de leur résidence principale », avance-t-il. Selon lui donc, les Français auraient une nette préférence pour la propriété plutôt que la location.

Mobile Club est convaincu que le marché va bientôt décoller

Malgré le caractère morose du marché, Damien Morin croit que tout va changer bientôt. « On est absolument convaincu que le marché s’ouvre, qu’il évolue. D’ailleurs même s’il est encore petit aujourd’hui, on fait maintenant de beaux volumes, le service est très apprécié, ça ne fait que grandir », a confié.

Le patron de Mobile Club précise toutefois que la location de téléphone n’est rentable que pour les clients qui ne gardent pas longtemps leurs produits et qui profitent des éléments de service proposés. À savoir : le financement, l’assurance et l’évolutivité. Selon lui, c’est comme cela que le marché grandira, et son entreprise avec. Celle-ci compte actuellement 70 000 contrats de location.

Une union avec Next Mobiles pour devenir un mastodonte de la location de smartphone

Pour se donner toutes les chances de devenir un mastodonte de la location de smartphone, Mobile Club a annoncé en janvier sa fusion avec Next Mobiles. Ce rapprochement donnera naissance à une nouvelle entité en 2027, dont le nom reste secret. Déjà présente en Belgique et au Luxembourg, la firme cherche à s’implanter dans d’autres pays européens pour peser face aux concurrents, notamment allemands. Elle a réalisé une levée de fonds de 31 millions d’euros en dette pour nourrir cette ambition. Outre les smartphones, Mobile Club souhaite fournir les entreprises en matériel informatique grâce à une autre plateforme nommée Cleaq.

Auteur de l’article : EcoloBizz

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