Le géant du fast-food McDonald’s anime un stand au Salon de l’Agriculture à Paris, pour échanger sur ses actions et son soutien à l’agriculture française. Si cette présence suscite de la curiosité, elle n’est pas nouvelle. Depuis 25 ans, le groupe américain participe à toutes les éditions de ce grand rendez-vous de l’alimentation. Il a réussi à se faire accepter auprès des producteurs en mettant en avant ses engagements, notamment un approvisionnement local et une valorisation des produits français dans sa chaîne de restauration.
Le Salon de l’Agriculture 2026 de Paris se tient du samedi 21 février au dimanche 1er mars au Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Ouvert de 09h00 à 19h00, l’événement propose des concours, des dégustations et des rencontres avec les acteurs agricoles. Après « L’agriculture, cette fierté française ! » en 2025, la 62e édition se place sous le thème « Générations Solutions », qui met l’accent sur l’innovation, l’adaptation au changement climatique et la collaboration pour l’agriculture de demain, avec une mise à l’honneur de la Côte d’Ivoire.
Un géant du fast-food dans un salon pour l’alimentation saine
Parmi les exposants figure une entreprise peu connue pour valoriser l’alimentation saine. Il s’agit du géant américain du fast-food McDonald’s, dont l’image est historiquement associée à la malbouffe. Burgers (Big Mac, Royal Cheese, Cheeseburger), frites, produits à base de poulets (McNuggets, McChicken) et boissons gazeuses composent l’essentiel de ses menus, même si on y trouve aussi des alternatives végétales. Il est le roi des aliments ultra-transformés, qui ont un impact négatif sur la santé (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, etc.). Le groupe occupe pourtant une place au Salon (Hall 1, Allée L, Stand 137). Il y échange avec les visiteurs sur ses actions et son soutien à l’agriculture française.
McDonald’s présent au Salon de l’Agriculture depuis 25 ans
Si sa présence peut étonner, l’enseigne ne participe pas à son premier Salon de l’Agriculture. Depuis 25 ans, elle y tient un stand. McDonald’s s’y rend pour célébrer son partenariat avec le monde agricole. Cette année, elle fait valoir auprès du public qu’elle est la première chaîne de restauration rapide du territoire, avec plus de 840 millions d’euros d’achats alimentaires en France en 2024.
Plus de 75 % de ses matières premières agricoles proviennent de l’Hexagone. Le groupe s’approvisionne auprès de 28 000 exploitations, sur ses cinq principales filières : bœuf, poulet, blé pour les pains burgers, salades et pommes de terre). Dans ce lot, près de 3 000 exploitations sont liées par des contrats, incluant des prix justes, sur la base des coûts de production.
Des projets pour la valorisation des métiers et des meilleures pratiques agricoles
McDonald’s évoque également un travail de valorisation des métiers auprès du grand public. A travers notamment la création du fonds de dotation Terres Innovantes, qui se fixe pour ambition de créer du lien social entre jeunes agriculteurs et public citadin. Le groupe dit ainsi s’inscrire dans une logique de promotion globale des métiers de l’agriculture et œuvre au renouvellement des générations.
McDonald’s relaie en outre ses efforts de valorisation des initiatives innovantes et des meilleures pratiques agricoles. Le géant alimentaire cite notamment le projet Pâturond, qui vise à évaluer l’impact de différents systèmes de pâturage sur un bouquet d’indicateurs. Parmi lesquels la biodiversité ou la séquestration du carbone, l’impact socio-économique et les performances techniques. Le restaurateur parle aussi de l’outil CAP’2ER, qui permet de réaliser un bilan environnemental au niveau de la ferme. Ce dispositif est utilisé dans l’ensemble des exploitations contractualisées.
McDonald’s veut atteindre zéro émission nette d’ici 2050
McDonald’s vante en outre son projet ARA-Blé, dédié à la filière blé pour les pains. Ce programme, indique l’enseigne, s’appuie sur les pratiques de l’agriculture régénératrice et de l’agroforesterie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, améliorer le stockage du carbone et la qualité des sols. Ces actions sont censées faire partie de la contribution du groupe dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’agriculture et son adaptation au changement climatique.
Notons qu’en 2023, la chaîne de restauration s’est engagée à œuvrer au maintien de la hausse de la température mondiale en dessous de 1,5°C d’ici 2030 et à atteindre zéro émission nette d’ici 2050. Mais en matière d’engagements RSE, les promesses des entreprises ne produisent pas toujours des actions concrètes et des résultats tangibles…
