Le gouvernement a récemment publié un arrêté d’urgence revalorisant de 15% la prime CEE (certificats d’économies d’énergie) pour les projets de rénovation globale performante, uniquement pour les dossiers déposés avant l’été 2026. Cette décision vise à freiner le ralentissement du secteur du bâtiment, en encourageant les maîtres d’ouvrage à privilégier les bouquets de travaux cohérents ( incluant isolation, chauffage et ventilation) au lieu de changements d’équipements isolés.
Alors que le premier ministre Sébastien Lecornu annonçait recourir au 49.3 pour faire passer son budget face au blocage au Parlement, le gouvernement publiait un arrêté d’urgence réactivant le « coup de pouce » pour la rénovation d’ampleur. Il prévoit une revalorisation de 15% des primes liées aux certificats d’économies d’énergie (CEE) pour les projets de rénovation globale performante, pour tous les dossiers déposés avant l’été 2026.
La prime CEE pour encourager la réalisation d’un ensemble de travaux cohérents
Cette hausse de la prime CEE pour les rénovations globales représente une aubaine pour les entreprises de génie climatique et les bureaux d’études. Elle permettra de booster un secteur du bâtiment à la peine. À travers cette revalorisation, l’État encourage concrètement les maîtres d’ouvrage à abandonner les remplacements d’équipements isolés pour réaliser des bouquets de travaux cohérents incluant isolation, chauffage et ventilation.
Pour la filière CVC, cette bonification permet de mener à terme des projets complexes de pompes à chaleur en remplacement de chaudières fioul ou gaz. De l’autre côté, elle garantit un reste à charge attractif pour les clients finaux dans un contexte économique quelque peu difficile. Notons toutefois que l’accès à ce « coup de pouce » reste conditionné à un audit énergétique préalable rigoureux et à un gain de classe DPE significatif. Grâce à ce dispositif, l’État souhaite atteindre des objectifs climatiques ambitieux.
Un dispositif d’aide pour les maisons individuelles et les immeubles collectifs
Au plus fort de la crise sanitaire, le gouvernement français a fait de la rénovation énergétique l’une de ses priorités dans le cadre de la transition énergétique. En janvier 2020 il a mis en place le dispositif Ma Prime Rénov’, puis l’a étendu en octobre de la même année pour aider les foyers à faire face à des travaux très coûteux.
L’exécutif a ensuite lancé la prime CEE rénovation globale pour de meilleurs résultats. Ce coup de pouce vise à encourager la réalisation d’opérations de rénovation globale, qui permettent de réduire de moitié la consommation d’énergie annuelle des logements et le recours aux énergies fossiles. Il s’adresse aux propriétaires d’une maison individuelle, mais également aux gestionnaires d’immeubles collectifs.
Des conditions pour bénéficier de la prime CEE
Pour bénéficier de cette prime CEE bonifiée, il faut accomplir un ensemble de travaux comme déjà mentionné plus haut. Et ce n’est pas tout. Les opérations doivent permettre au moins 55 % d’économies d’énergie pour les maisons individuelles et 35% pour les bâtiments collectifs dotés d’un statut de « passoires thermiques ».
Pour atteindre cet objectif, l’intéressé doit réaliser un audit énergétique avant travaux. Cette opération est menée par un bureau de contrôle indépendant ou un professionnel RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). Notons que le coup de pouce ne récompense pas que les mégawatheures gagnés. Il valorise aussi le taux d’énergie renouvelable utilisé lorsque l’opération concerne le remplacement d’un système alimenté par des énergies fossiles comme le fioul ou le charbon.
