Quand le ramassage des ordures devient gratifiant

Une plateforme de cryptomonnaie promeut en Israël, la lutte contre les déchets en offrant des gains à des nettoyeurs. Une façon efficace de contribuer à l’écologie dans un pays réputé pour ses tas d’immondices et son goût pour le plastique.

C’est ce qu’on pourrait qualifier d’acte permettant de joindre l’utile à l’agréable. Il est depuis peu possible en Israël d’être récompensé pour la mise au propre de son cadre de vie. L’initiative qui a vu le jour plus précisément dans la ville de Haïfa est portée par une startup de cryptomonnaie. Nommée très opportunément « Clean Coin », la plateforme met à disposition du public sa monnaie numérique du même nom.

Les personnes intéressées doivent se rendre sur des lieux préalablement identifiés via un site internet, comme abritant des tas d’ordures, afin de les rendre propres. Les ordures ramassées sont ensuite photographiées avant d’être jetées dans une poubelle dédiée. La photo qui sert de preuve de l’accomplissement de la mission vaut des jetons virtuels à son auteur sur Clean Coin. La quantité de monnaies reçue dépend bien évidemment du degré de nettoyage effectué.

Plusieurs gains

Les Clean Coins reçus peuvent être utilisées dans certains magasins pour s’offrir divers objets, des vêtements ou même pour des séjours à l’hôtel. La plateforme créatrice de la cryptodevise s’est pour ce faire, associée avec plusieurs enseignes partenaires en lutte pour la préservation de l’environnement.

À en croire les responsables interrogés par l’AFP, l’initiative vantée à l’origine comme une façon ludique de lutter contre la prolifération des ordures suscite un certain engouement auprès des populations. À preuve, Clean Coin revendique déjà 16 000 utilisateurs dont plus de 1 000 actifs toutes les semaines. Il en est de même du côté des pouvoirs publics qui ont massivement manifesté leur intérêt, selon Adam Ran, le trentenaire directeur général de la startup.

Problématique des déchets

Il faut dire que l’initiative tombe à point nommé pour ces organismes publics sans doute lassés de buter contre la lancinante question de la gestion des ordures dans leur municipalité respective. Et pour cause, avec une moyenne de 1,7 kilo de déchets par personne chaque jour, Israël avec moins de 10 millions d’habitants, figure parmi les plus grands producteurs de déchets au monde. Une réputation peu écologique due par ailleurs à la grande dépendance de la population au plastique qui compte pour 18% de la totalité des déchets. En comparaison, la moyenne européenne se situe à 1,4 kilo.

Auteur de l’article : Lizz Thiam

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