Hédonisme : profiter des petits plaisirs de la vie peut rendre heureux selon une étude

 

Les petits plaisirs momentanés du quotidien pourraient nous rendre heureux autant que les objectifs fixés sur le long terme. C’est la conclusion d’une étude psychologique menée par des chercheurs suisses et publiée le 26 juillet 2020.

La recherche scientifique a consacré beaucoup de temps à découvrir comment parvenir plus efficacement au bien-être. Elle estime généralement que la maîtrise de soi aide à prioriser les objectifs à long terme par rapport au plaisir momentané. Ainsi, nous avons l’habitude de nous fixer de temps en temps des objectifs à long terme, comme se remettre enfin en forme, manger moins de sucre ou apprendre une langue étrangère. Mais des chercheurs suisses et hollandais soutiennent que la poursuite d’objectifs hédonistes reste tout aussi importante dans la quête du bien-être émotionnel.

Un questionnaire pour mesurer la capacité d’hédonisme de plusieurs participants

L’hédonisme se définit comme étant un système philosophique qui fait du plaisir le but de la vie. Se détendre sur le canapé ou savourer un délicieux repas font notamment partie des petits plaisirs quotidiens. Il s’agit d’activités agréables à court terme qui contribuent à l’atteinte d’une vie épanouie, si l’on en croit des chercheurs de l’université de Zurich (Suisse) et de Radboud (Pays-Bas), qui ont publié les conclusions de leur étude dans la revue Personality and Social Psychology Bulletin, le 26 juillet 2020.

Leurs travaux ont consisté à élaborer un questionnaire afin de mesurer la capacité d’hédonisme de plusieurs participants, c’est-à-dire leur capacité à se concentrer sur leurs besoins immédiats et à profiter d’instants privilégiés à court terme. Objectif : savoir si les répondants diffèrent dans leur capacité à poursuivre des buts hédonistes dans une variété de contextes, et si cette capacité a un rapport avec le bien-être.

Attention aux pensées intrusives !

Les chercheurs ont constaté que les pensées intrusives constituent le principal mécanisme empêchant le succès hédonique. « Par exemple, lorsque vous êtes allongé sur le canapé, vous pouvez continuer à penser au sport que vous ne pratiquez pas. Ces pensées sur des objectifs à long terme contradictoires sapent le besoin immédiat de se détendre », explique la Pre Katharina Bernecker, qui a participé à l’étude. Par contre, les personnes qui peuvent profiter pleinement de ces situations ont tendance à avoir un sentiment de bien-être plus élevé et à long terme. « Nous concluons que la poursuite d’objectifs hédoniques représente un aspect largement négligé mais adaptatif de l’autorégulation », écrit la chercheuse.

Plaisirs à court et long terme se complètent

Pour Pre Katharina Bernecker, « Il est temps de changer notre manière de penser » car, même si « la maîtrise de soi est importante », « la recherche sur l’autorégulation devrait accorder autant d’attention à l’hédonisme ou au plaisir à court terme ». Mieux, « la poursuite d’objectifs hédonistes et d’objectifs à long terme ne doit pas être en conflit les uns avec les autres. Les deux sont importants et peuvent se compléter pour atteindre le bien-être et une bonne santé. Il est important de trouver le bon équilibre dans la vie quotidienne », conclut-elle.

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