Stockage d’énergie : les besoins futurs et leur place parmi les solutions de flexibilité de demain

 

Une étude publiée par la Commission européenne, il y a une semaine, évalue les besoins futurs en flexibilité des systèmes de stockage d’énergie. Elle estime que les batteries et électrolyseurs auront un rôle important, à moins que d’autres solutions de flexibilité ne soient plus compétitives.

D’après une étude de la Commission européenne, publiée le 8 mai 2020, les systèmes énergétiques de demain s’appuieront davantage sur les énergies renouvelables, augmentant les besoins en flexibilité à toutes les échelles de temps (heure, semaine, saison). Aujourd’hui, différentes solutions permettent d’assurer la flexibilité de ces systèmes énergétiques : les réseaux et leur interopérabilité, la maîtrise de la demande, le foisonnement des technologies et de leur implantation, et enfin le stockage.

« À l’horizon 2030, les électrolyseurs ne semblent pas compétitifs pour assurer la flexibilité du système d’alimentation »

La solution la plus largement déployée en Europe repose sur les stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), qui permettent un stockage allant de quelques heures à plusieurs mois. Malheureusement, malgré la multiplication des projets, les données actuelles sur le stockage sont incomplètes. Or, d’ici 2030, les besoins en flexibilité devraient être assurés par les réseaux électriques et les centrales de production conventionnelles.

C’est pourquoi, une flexibilité au quotidien sera nécessaire, assurée par les STEP et des systèmes de batteries, à hauteur de 108 GW pour l’UE-28. « À l’horizon 2030, les électrolyseurs ne semblent pas compétitifs pour assurer la flexibilité du système d’alimentation. Cependant, si un déploiement d’électrolyseurs devait se matérialiser déjà en 2030 (par exemple, entraînés par une électrification indirecte dans les secteurs de l’industrie ou du chauffage), ils pourraient offrir une flexibilité à toutes les échelles de temps », note l’étude.

Les recommandations de la Commission européenne

La Commission européenne recommande donc, en premier lieu, la mise en place d’un suivi des installations de stockage au niveau des États membres et à l’échelle européenne. Ensuite, la valorisation des externalités positives du stockage par les marchés de services, les systèmes, les mécanismes de capacité et la rémunération. En outre, les décideurs gagneront à adapter les frais de réseau et les règles fiscales car de nombreux pays appliquent encore une double imposition des tarifs de réseau (charge et décharge). Enfin, « les États membres devraient favoriser des prix de l’électricité et des tarifs d’utilisation des réseaux dynamiques pour accroître la réactivité des consommateurs et le développement du stockage domestique, y compris via les véhicules électriques », préconise l’étude.

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