Immobilier : des architectes américains imaginent des tours avec des carcasses d’avion

 

Et si l’on construisait des tours avec des carcasses d’avion ? Deux architectes américains ont remporté un prix pour leur projet de tour réalisée en recyclant des carcasses d’avions. Ils assurent que cela ne couterait pas si cher puisque les fuselages bénéficient notamment d’une très bonne isolation thermique et phonique.

Un projet baptisé « The 737 Max Tower »

Les conteneurs maritimes sont utilisés depuis des années à des fins immobilières avec beaucoup de succès alors pourquoi pas les carlingues d’avion? Aux Etats Unis, deux architectes, Cheryl Lu Xu et Victor Hugo Azevedo, ont reçu un prix lors du concours international eVolo, consacré aux gratte-ciel de demain. Leur projet, baptisé « The 737 Max Tower », s’inspire évidemment du modèle phare du constructeur américain Boeing, qui a connu de sérieuses difficultés avant d’être totalement cloué au sol depuis un an. Mais il concerne plus largement les milliers d’avions en fin de vie, qui partent régulièrement à la casse. Il existe d’ailleurs des cimetières d’avions encore intacts abandonnés en plein désert. Alors, pourquoi ne pas donner à ces engins « déchus » une seconde vie en les transformant en immeuble ?

Des logements HLM ?

Cheryl Lu Xu et Victor Hugo Azevedo suggèrent d’empiler leurs fuselages qui bénéficient déjà d’une très bonne isolation thermique et phonique. Quant aux cockpits placés en porte-à-faux, ils feraient office de belle pièce vitrée avec vue panoramique. On aura la chance de prendre son petit déjeuner, avec cette vue imprenable depuis le poste de pilotage transformé en véranda. Pour ses concepteurs, cette solution répondrait à un double problème. D’une part la crise de l’aéronautique qui se profile avec le risque de saturer les cimetières d’avions existants. D’autre part la crise du logement, sans doute plus grave aux États-Unis qu’en France. Les deux architectes imaginent que leur tour pourrait ainsi faire office de logement social pour d’anciens militaires qui peinent à s’insérer entre moyens financiers limités et stress post-traumatique.

La matière première ne manquera pas

Tout en admettant le côté volontiers provocateur de leur projet, Cheryl Lu Xu et Victor Hugo Azevedo estiment qu’il est parfaitement réalisable et duplicable. D’autant qu’avec une flotte aérienne qui pourrait atteindre 34.000 appareils dans les années à venir, la matière première ne devrait pas manquer.

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