Nucléaire, coûts et CO2

Quand le gouvernement a présenté son programme énergétique des 10 prochaines années, les écologistes ont crié au poids du lobby pronucléaire. Le gouvernement a tenu a défendre ses choix mettant en avant le coût du l’atomique par rapport aux autres énergies faiblement productrice de CO2.

« Si on veut se débarrasser des énergies fossiles qui polluent, qui ont un temps de vie limitée, l’électricité c’est bien l’avenir » a souligné Jean-Bernard Lévy, qui est un soutien assumé de l’atome en France et PDG d’EDF. « Notre recommandation c’est que tous les réacteurs aillent jusqu’à 50 ans, voire 60. Il ne faut pas les arrêter sur 15 ans parce que cela ferait des chocs que l’on ne saurait pas bien gérer sur le plan social ou sur le plan industriel » a-t-il précisé.

Le patron d’EDF pointe du doigt le surcoût dû au stockage des autres énergies, éolien en tête, qui empêchent toute modulation de la production en fonction des besoins : « Quand on regarde les coûts, il faut regarder les coûts de l’électricité dont on a besoin, pas les coûts de l’électricité quand le vent souffle, quand le soleil brille. Les coûts du stockage sont aujourd’hui très élevés ».

Erwan Benezet, auteur de Nucléaire, une catastrophe française, n’est évidemment pas du même avis. « Plus vous avancez dans le temps, plus ça coûte cher » affirme Erwan Benezet à propos du nucléaire. « Quand EDF donne ces chiffres, il ne prend pas en compte, ou du moins pas suffisamment, l’après-nucléaire, c’est à dire le démantèlement des centrales, mais aussi la gestion des déchets, leur stockage avant retraitement puis leur enfouissement, sachant que les piscines où l’on entrepose des combustibles radioactifs arrivent elles-aussi à leur capacité maximale de stockage ».

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