Le 28 février 2026, les Etats-Unis et Israël ont lancé une guerre aérienne massive contre l’Iran. Après des frappes sur des sites militaires, les coalisés ont commencé à viser des dépôts de carburants et des sites nucléaires, faisant courir des risques environnementaux et sanitaires majeurs. De son côté, la République islamique attaque les pétroliers dans le détroit d’Ormuz et des raffineries dans les pays du Golfe. Ces actions pourraient causer une importante pollution aux hydrocarbures.
Ils en trépignaient d’impatience ! Le 28 février 2026, Donald Trump et Benjamin Netanyahou ont enfin lancé leur nouvelle guerre contre l’Iran, baptisée « Fureur Epique ». Depuis plus de douze jours, les armées américaine et israélienne bombardent le territoire iranien. Les Etats-Unis ont déjà mené plus de 5000 frappes et Israël autant, causant plus de 1200 morts, dont de hauts dirigeants de la République islamique comme l’Ayatollah Ali Khamenei. En riposte, l’Iran cible l’Etat hébreu et les bases militaires américaines de la région.
L’Iran attaque des raffineries et des pétroliers
Mais les protagonistes ne font pas que viser des sites militaires ou des bâtiments stratégiques. Ils s’attaquent aussi de plus en plus aux installations pétrolières. L’Iran envoie des drones sur des raffineries des pays du Golfe, forçant certaines d’entre elles à cesser leurs activités ou à les réduire. Le pays a également décidé de couler les pétroliers qui passeraient par le détroit d’Ormuz, un canal par lequel transite 20% de l’offre d’hydrocarbures dans le monde.
Téhéran envisagerait maintenant de poser des mines sous-marines sur tout le canal. Or des bombes contre des navires transportant du pétrole pourraient répandre du mazout dans le détroit d’Ormuz et provoquer une importante pollution marine. Cette marée noire détruirait les écosystèmes et affecterait la biodiversité dans la zone.
Etats-Unis et Israël ciblent des dépôts pétroliers majeurs en Iran
Les coalisés s’inscrivent dans la même logique de chaos. Dans la nuit du 7 au 8 mars 2026, les Etats-Unis et Israël ont ciblé au moins quatre dépôts pétroliers majeurs à Téhéran et ses environs, provoquant d’immenses incendies et une pollution atmosphérique massive. De telles attaques libèrent des hydrocarbures, des particules fines et des fumées toxiques. Elles entraînent des pluies acides mêlée d’huile de suie, qui font craindre une catastrophe sanitaire et environnementale durable. Cette pollution menace les sols, les eaux et les animaux. Pour les hommes, elle provoque des brûlures, des irritations et de graves troubles respiratoires.
Benjamin Netanyahou veut détruire le programme nucléaire iranien
Mais un danger plus grand menace la région. Comme lors de la guerre de douze jours en juin 2025, les Etats-Unis et Israël effectueraient des frappes sur des sites nucléaires, qui existaient notamment à Natanz, Fordow, Isfahan et Arak. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou souhaite détruire le programme nucléaire iranien, qu’il avait pourtant juré avoir détruit l’année dernière. D’éventuelles frappes, même sur des installations souterraines, pourraient provoquer une contamination radioactive massive qui affecterait les pays voisins.
Des frappes sur une centrale nucléaire, un crime de guerre potentiel au regard des Conventions de Genève
Le directeur général de l’AIEA, Rafael Grossi, insiste sur le fait que « les installations nucléaires ne doivent jamais être attaquées, quel que soit le contexte ». Des frappes sur ces infrastructures, rappellent-ils, constituent « une violation du droit international et fait courir des risques graves à la population, à l’environnement et à la stabilité régionale. ». Aussi, le diplomate argentin a prévenu qu’une frappe sur une centrale nucléaire est un crime de guerre potentiel au regard des Conventions de Genève (Protocole I, art. 56).
Mais que valent ses avertissements pour des belligérants déterminés à en finir coûte que coûte ? Benjamin Netanyahou veut réduire en ruines l’Iran, quand la République islamique entend riposter avec la même énergie. L’espoir repose désormais sur Donald Trump, qui pourrait décider unilatéralement de la fin de la guerre en considérant que c’était bon pour lui (qu’il a atteint ses objectifs).
