À l’occasion du Salon International de l’Agriculture, Fabacée a dévoilé son 1er baromètre du bilan énergétique des fermes françaises. Selon ce rapport, une exploitation française consomme en moyenne 331 420 kWh par an, soit l’équivalent de l’électricité annuelle d’environ 70 foyers français. Quant à la facture énergétique annuelle, elle s’élève en moyenne à 38 000 euros. Soit près de 20% du chiffre d’affaires. Des solutions sont proposées pour baisser ces dépenses.
À l’occasion du Salon International de l’Agriculture 2026 à Paris, Fabacée, premier programme dédié à l’accompagnement énergétique des exploitations agricoles françaises, a présenté son 1er baromètre du bilan énergétique des fermes françaises. Cette étude inédite repose sur l’analyse fine de 1 000 fermes parmi les quelque 3 000 exploitations inscrites au programme en 2025. Elle aborde plusieurs indicateurs clés comme les volumes d’énergie et d’intrants consommés, les dépenses financières engagées, les gisements d’économies réalisables. Des focus sectoriels consacrés aux grandes cultures, à l’élevage bovin lait et à la viticulture sont également proposés.
Une ferme française consomme en moyenne 331 420 kWh par an d’après l’étude Fabacée
Quels sont les principaux enseignements de ce baromètre ? On apprend d’abord qu’une ferme française consomme en moyenne 331 420 kWh par an, soit l’équivalent de l’électricité annuelle d’environ 70 foyers français. Cette consommait coûte en moyenne 38 000 euros par exploitation et par an, soit 20% du chiffre d’affaires moyen d’une exploitation.
Mais il y a de fortes disparités. Les grandes cultures consomment environ 780 000 kWh/an, soit deux fois plus que la moyenne nationale. Quant aux élevages bovins laitiers, leur consommation atteint 350 000 kWh/an, contre environ 90 à 500 kWh/an pour la viticulture. Logiquement, les budgets énergétiques ne sont pas les mêmes. On a une dépense annuelle estimée à 65 130 euros pour les grandes cultures, tandis que la facture s’élève à 38 500 euros pour les élevages bovins laitiers et 20 715 euros pour les vignobles.
Le GNR, principale source de consommation énergétique
Le rapport relève que la consommation énergétique des exploitations agricoles française se compose en grande partie du GNR (Gaz Non Routier utilisé pour la motorisation des engins agricoles) et des engrais. A eux deux, ces postes de dépenses représentent respectivement 23 et 50% de la consommation énergétique. Dans les élevages bovins laitiers, la consommation se répartit entre le GNR (34 %), l’alimentation animale (29 %), les engrais (17 %) et l’électricité (12 %). Au niveau de la viticulture, le GNR reste le premier poste (37 %), suivi des engrais (33 %) et des autres intrants, comme les produits phytosanitaires et les emballages (26 %).
Fabacée propose trois leviers concrets baisser la consommation énergétique des fermes françaises
Pour réduire les consommations et les factures, Fabacée propose trois leviers concrets. D’abord l’éco-conduite et l’optimisation des itinéraires techniques (réduction du travail du sol, calibrage des passages machine). Ces options représentent 45 à 75% du potentiel de réduction sur le GNR, selon l’étude. Ensuite, le programme recommande une meilleure gestion des engrais, via des outils d’aide à la décision ou des pratiques améliorant la fertilité des sols. Ce levier pourrait contribuer à baisser les consommations énergétiques de 20 à 40%.
L’agriculture représente environ 3 à 4% de la consommation énergétique finale de la France
Enfin, Fabacée invite à une autonomie fourragère et une optimisation des rations. Ces mesures peuvent faire gagner jusqu’à 17% d’économies sur l’efficacité énergétique des équipements électriques (chauffe-eau solaire, récupération de chaleur, pré-refroidissement de lait, etc.) et offrir plus de 15% de gains supplémentaires dans les élevages laitiers. Au total, ces solutions permettraient aux exploitations de diminuer de plus de 10 % leur consommation énergétique globale, directe comme indirecte. Un gain non négligeable alors que l’agriculture représente environ 3 à 4% de la consommation énergétique finale de la France, d’après l’Ademe.
